Art Rock : lancement de la 29e édition - 17/05/2013
GABRIELLA CILMI

C’est la première fois que tu viens à Paris ?
Non, je suis déjà venue une fois, mais c’était pendant les grandes vagues de manifestations, donc j’ai dû repartir (rires) ! Je suis un peu jalouse de votre pays. C’est très différent de Melbourne.
Tu habites à Londres depuis quelques temps. Pourquoi avoir déménagé en Europe ?
Je suis venue ici pour ma musique. J’ai été signée sur un label britannique, c’est plus facile d’être sur place. J’ai de la famille en Italie d’où mes parents sont originaires, je ne suis pas perdue. Et puis, il y a plus de possibilités en Europe pour un musicien.
Comment as-tu commencé la musique ?
Mes parents sont passionnés de musique, ils en écoutaient tout le temps à la maison. Ils sont fans de glam-rock, de T.Rex, de Silver Chair, des Doors… On regardait des clips et des concerts à la télé. Ma mère adore Cat Stevens, et je me souviens avoir regardé en boucle une vidéo de lui en me disant "un jour, j’aimerais faire comme lui". Vers 12 ans, j’ai fait partie d’un groupe avec des amis que j’avais rencontrés à l’école. On jouait des reprises de Led Zeppelin, des Kings of Leon, d’Oasis… C’était marrant.
Comment as-tu été découverte par ton label ?
Tous les ans, ma famille participe à une fête caritative en Australie. En 2004, quelqu’un de Warner est venu, et m’a vu chanter une reprise des Rolling Stones avec mon groupe. Ensuite, je suis allée donner quelques concerts acoustiques en Europe et aux Etats-Unis, et j’ai signé avec Island Records en Angleterre. C’est comme ça que tout à commencé.
Ton premier album, Lessons to Be Learned, a immédiatement pris la tête des charts australiens lorsqu’il est sorti là-bas l’an dernier. Comment as-tu réagis ?
C’était étrange, car j’avais déjà déménagé à Londres. Quand mon album est sorti en Australie, je n’y étais pas. Je n’ai pas pu voir de mes propres yeux le succès que l’album a rencontré.
Avoir un tel succès à seulement 17 ans, ça ne te fait pas peur ?
Non, je pense que c’est le bon moment. J’écris et je chante depuis des années, donc ce n’est pas nouveau pour moi. Je me sens extrêmement chanceuse d’avoir pu signer aussi vite sur un label et d’avoir pu réaliser cet album. J’en suis très fière, et j’espère que ça va durer.
Ta chanson Sweet About Me a déjà fait le tour du monde. Quelle est l’histoire de ce morceau ?
En fait, je l’ai écrite juste après être rentrée de Paris. Je venais d’acheter plein de vieux disques psychédéliques, et c’est grâce à cela que Sweet About Me est née.
Cette chanson plutôt soul t’a valu d’être souvent comparée à Amy Winehouse et Duffy. Qu'en penses-tu ?
Je ne sais pas… Quand j’ai écrit k, je ne savais même pas qu’Amy Winehouse et Duffy existaient. Elles ont beaucoup de talent, mais je ne crois pas qu’on fasse la même chose. Lessons to Be Learned a des influences très variées, au-delà de la soul. Je ne veux pas être rangée dans telle ou telle catégorie sous prétexte que j’ai une chanson qui ressemble à ce qu’elles font.
Tu es encore très jeune. Qu’est-ce que tu aimerais faire dans les années à venir ?
J’aimerais faire d’autres albums, composer pour d’autres, travailler avec des artistes que j’admire… J’adore Matthew Bellamy de Muse, Ben Harper et Robert Plant. Ce serait incroyable de pouvoir travailler avec eux.
Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?
J’écoute beaucoup de groupes et d’artistes australiens comme Wolfmother et Xavier Rudd. Depuis que j’habite en Angleterre, j’ai aussi découvert plein de groupes britanniques comme Noah and The Whale que j’aime particulièrement. Je les croise sans arrêt à Londres. Je crois que c’est mon groupe préféré en ce moment.
Lessons to Be Learned (Universal Island)

































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