Mondkopf : "Sur scène, j'ai la chance d'avoir un visuel qui augmente l'énergie que je donne"

Le 30/05/2011 à 16h05, par SFR Live Concerts

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Mondkopf : "Sur scène, j'ai la chance d'avoir un visuel qui augmente l'énergie que je donne"

Mondkopf s'impose comme une valeur sûre de l'electro. Son nouvel album, Doom Rising confirme la règle avec une ambiance dark qui lui sied comme un gant. Performant en 2009 lors de la première Nuit SFR Live Concerts, il évoque avec nous ses souvenirs. Interview.

 
Ceux qui ont vu le live de Mondkopf au Grand Palais lors de la première nuit SFR s’en souviennent encore. Seul devant 7000 personnes, le Toulousain avait asséné un live magistral, entre techno sombre et électronica. Un souvenir fort, qu’il se verrait bien revivre : "J'étais un peu perdu dans cette immense endroit qu'est le Grand Palais, mais je ne me laisse pas déstabiliser pour autant ! Et puis cette soirée brassait un large public. Je suis toujours heureux qu'il y ait des curieux. Ça ne me dérange pas d'être jugé sur ma musique - même si c'est une part de moi et que cela me touche."
Pur produit de la génération Internet (un savoir musical encyclopédique doublé d’une dextérité hors norme), ce jeune homme de 24 ans en est déjà à son troisième album. Un parcours musical commencé tôt, sur les bancs du collège. "J’avais commencé à produire en voulant reproduire les instrus de rap que j'écoutais, ceux des producteurs RZA, El-P ou J Dilla. Puis au lycée j'ai découvert l'électronica de Warp avec Aphex Twin, Autechre, Boards Of Canada, Chris Clark… je me suis alors engouffré dans cette voie. Je n'ai jamais vraiment réussi à continuer d'étudier, j'ai fait des années de fac dans le vide… Même si à l’époque, je ne me suis jamais dit que je voulais faire de la musique mon métier."

Eloge de la spontanéité Avec trois albums en compteur, Mondkopf n’est plus un musicien en herbe, mais un professionnel, dont le deuxième album Galaxy Of Nowhere, en 2009, avait déjà marqué les esprits. Son successeur, Rising Doom, influencé par le métal, a connu une gestation particulière. "Quand j'ai commencé à produire Rising Doom, j'écoutais plus du post-punk comme The Chameleons, The Cure, Joy Division ou du shoegaze des musiques assez mélancoliques et aériennes… Puis du metal, où il y une lourdeur très terrestre qui m'a intéressé, et le black metal, où il existe une mélancolie encore plus dramatique. Les premiers morceaux que je composais possédaient une sorte d'intention de relier ce côté aérien et lourd, mais sans ce que ce soit vraiment réfléchi. Et puis j'avais aussi beaucoup dans la tête Aphex Twin, Autechre ou Chris Clark, enfin tout l'électronica de Warp… Je ne pars jamais d'un but quand je compose, je laisse aller ce qui sort. Et naturellement l’album s'est fini assez vite, je suis arrivé sans trop de difficultés à produire des morceaux qui sonnaient juste pour moi..." Ainsi est né Rising Doom, mélange étourdissant de musique électronique complexe et d’atmosphères pesantes, capable de réunir dans un même élan acharné du dancefloor et fines bouches plus musicales. "Ce qui est toujours dur quand on compose de la musique électronique c'est de faire rêver les gens, leur faire apparaître des images sans qu'il n'y ait de mots pour les illustrer. L'album n'est pas simple, car il est né de mon esprit, spontanément. Du coup je n'ai pas essayé de prendre l'auditeur par la main, je le confronte à une partie de moi, sans retenue."
Même pas peur L’album sorti, il est temps désormais de tourner dans les festivals de l’été avec un live très travaillé, où de superbes visuels vont de pair avec la prestation de Mondkopf. Une formule étrennée à la Gaîté Lyrique il y a quelques semaines et qui a impressionné. "C’est vrai que j'ai la chance d'avoir un visuel pour augmenter l’énergie que je donne, je ne sais pas si sans le public accepterait autant de me voir juste derrière un latpop." Une énergie communicative, si l’on en croit son agenda très chargé : "Chaque semaine, un nouveau week-end que je pensais libre se retrouve pris par une nouvelle date... Pouvoir montrer mon live à un public large est vraiment super, car je suis très content du résultat !" Rendez-vous est pris jusqu’au plus gros festival français, le festival des Vieilles Charrues, ce qui n’impressionne pas outre-mesure le jeune homme : "Je n'y réfléchis pas trop, je suis super touché qu'on m'y ait invité, c'est sûr ! Pour le reste on verra sur place, j'espère juste que je ne vais pas être pris de panique au dernier moment !"
Lire la précédente interview

 

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