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Nouvelle Vague : "Il n'y a pas qu'AC/DC dans la vie"

Côté micro, après Camille et Marina Céleste, c’est aujourd’hui Mélanie Pain qui prête sa voix aux standards de The Cure, Magazine, Plastic Bertrand ou les Go-Go’s.
C’est déjà votre troisième album... Le concept de Nouvelle Vague était donc une bonne idée ?
S’il y a un troisième album, c’est surtout qu’on avait assez d’idées pour en faire un troisième qui ne soit pas comme les deux précédents.
N’est-ce pas une veine inépuisable ?
C’est la grande question, aller chercher les très bons titres dans toute la période new wave, en gros de 75-77 jusqu’à 85... Il se trouve que des chansons et des groupes incroyables à redécouvrir, il y en a plein. Pour ce disque-là, on a enregistré trente morceaux pour n’en garder que treize, donc ça semble en effet assez inépuisable.
Est-ce une manière pour vous deux de revivre votre adolescence ?
Non, parce que dans ce cas, on se plongerait dans nos vieux vinyles pour réécouter les originaux. Là, puisqu’on les transforme complètement, l'exercice est tout de même assez différent. Et puis, lorsqu' en soirée on entend du New Order ou du Joy Division, on a l’impression de déjà baigner dedans. Nous, on ne fait que participer à ce phénomène de revival des années 80. Lorsqu'on enregistre des reprises, elles sont tellement éloignées des originaux avec cette envie de bossa nova qu’il est difficile de parler de nostalgie.
Êtes-vous nostalgiques des années 80 ?
Marc Collin Moi, je ne suis pas nostalgique du tout de cette époque, j’étais étudiant et non musicien, était-ce mieux ou moins bien ? Je ne m’en rends pas compte.
Olivier Libaux Il n’y a pas tellement de nostalgie à avoir pour les auditeurs non plus, car moi qui ai grandi à Boulogne-sur-Mer, je n'entendais pas ces chansons à la radio ni à la télé. On était une toute petite poignée à s’échanger des albums de The Cure, des Smiths ou d’Echo & the Bunnymen. J’ai plutôt le souvenir d’avoir fait partie d’une petite chapelle qui essayait de faire comprendre à ses copains qu’il n’y a pas qu’AC/DC dans la vie.
Est-ce que les années 80 ne sont pas devenues plus romantiques qu’elles ne l’étaient avec la patine du temps ?
Les années 80, c’était une sorte de combat permanent pour défendre les groupes qu’on aimait. Il est vrai qu’à l’époque, les chroniques concernant les albums des Stranglers les comparaient souvent aux Doors en affirmant que c’était moins bien, c’était hyper frustrant parce qu’il y avait un vrai amour pour ces groupes. Ce qui est très différent, c’est qu’on a vécu une période où il y avait encore un underground, des groupes qui restaient méconnus du grand public. On ne les voyait pas en une de journaux généralistes, car la musique n’était pas aussi présente qu’aujourd’hui, et même un groupe comme the Cure a attendu longtemps avant d’être en couv' de magazines spécialisés comme Best ou Rock&Folk. Il se passait énormément de choses dans les années 80, mais on a mis une bonne dizaine d’années à se rendre compte de la richesse de cette décennie. Par exemple, les premiers bouquins consacrés à la new wave ne sont sortis qu’il y a 4 ou 5 ans.
Vous avez une idée de la raison pour laquelle les gens apprécient tant les années 80 ?
Parce que c’était l’une des dernières périodes où l’on s’est éclaté, où tout se mélangeait, les années 60, mais aussi le nouveau siècle à venir. Il n’y avait pas autant de chômage, les socialistes sont arrivés au pouvoir, il y avait beaucoup d’optimisme… C’est une période qui n’est pas si éloignée, contrairement aux années 60 ou 70 qui commencent à s’effacer un peu. Il y a aussi un phénomène de cycle : dans les années 80, il y a eu un revival monstrueux des années 60, dans les années 2000 ce sont les années 80, ça marche par vingt ans. C’est une chance pour nous, car au-delà des quelques tubes incontournables, on essaye aussi d'explorer les bas-côtés, qui regorgent d'excellents titres. Magazine par exemple, on adore, pourtant c’est totalement méconnu. Le public dans les concerts a pas mal vieilli, aussi, il y en a qui étaient déjà là dans les années 80, alors qu'à l'époque, les quadras n’allaient pas voir Indochine ou Cure. Aujourd’hui ils s’y pressent !
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Nouvelle Vague - Couleurs sur Paris
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Nouvelle Vague s'attaque cette fois aux répertoires français des années 70 et 80 toujours dans des versions new wave et post-punk.

Nouvelle Vague – 3
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L’idée n’est pas nouvelle, mais elle est réussie et elle plaît : des airs que nous avons tous fredonnés un jour, des vieux tubes des années new wave ...
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