Roky Erickson - True Love Cast Out All Evil

Plus puissant groupe texan activité de 66 à 69 (l’album Easter Everywhere et le tube You’re Gonna Miss Me Now avec un son de synthé réalisé en soufflant dans une cruche !) et influence reconnue du son de San Francisco, Erickson s’est vu arrêté en 69 pour possession d’un joint au Texas où on l’a collé directement à l’asile pour lui faire subir tous les traitements psy de pointe comme cobaye. C’est le thème d'Ain’t Blues Too Sad qui parle des électrochocs… Récupéré et soigné par son frère depuis 2001, il a lentement refait surface, sortant de son aliénation chimique et revient aujourd’hui avec un super album, entre psyché et ballades. De Devotionnal Number, en ouverture garage enregistrée au fond du lavabo, à la progression des titres au God Is Everywhere final, c’est un sans faute, tenu par la voix un peu éraillé de Roky. Okkervil River sert admirablement le propos, assurant derrière les belles envolées de guitare du quasi inventeur de l’idiome psyché, comme sur le somptueux Goodbye Sweet Dreams, en souvenir du passé électrifié et sans remords, mais avec la nostalgie ("burns not to Bright" / ça brûle, mais pas trop fort …). Ce disque est un grand écart temporel entre ce que les groupes psyché du jour recherchent activement, en sortant les vieux amplis et les guitares vintage et ce qu’Erickson lui, produit instinctivement en branchant la sienne et commençant à chanter. Là, soudain, vous êtes en plein milieu d’une compilation Nuggets (les classiques du garage US et GB de l’époque) et vous ne comprenez plus rien. Star Trek en direct de votre platine !













































