Kanye West : un nouveau titre chanté dans une pyramide - 17/05/2013
Solidays 2012 : compte-rendu du deuxième jour

Dix-huit heures : Rover et sa pop indé teintée de sons électro débarquent sur la scène "Domino". La nouvelle révélation française reste fidèle à ses albums et prend le parti de jouer ses morceaux sans dénaturer la version studio. Après ce premier concert, Frànçois & The Atlas Moutain pour rester dans les artistes hexagonaux, toujours sur la même scène. La pop teinté des quatre coins du monde enchante. La présence scénique du leader, François Marry, et ses pas de danse presque tribaux font sourire sans être ridicules. Un genre nouveau débarque.
A la même heure, Izia se paye la plus grande scène, "Paris", et montre qu'elle le mérite amplement. La fille Higelin est complètement déchaînée, elle crie, se roule par terre, n'hésite pas à prendre la guitare : du rock des années 70 à l'état pur. Elle ne manque cependant pas d'humour : "Vous avez vu des bons concerts ? Vous avez mangé un gros Kebab bien gras ? Alors vous êtes bien à un festival ! Allez, levez vos mains toutes grasses pleines de kebab !" Elle a une véritable présence scénique et s'est forgé un personnage qui lui permet toutes les extravagances. Digne des plus grands.
Ensuite direction "Bagatelle" pour Skip The Use, qui arrive en trombe et semble bien décidé a enflammer la scène : "Vous connaissez Bloody Beetroots ? Shaka Ponk ? Ils jouent après, on va préparer ça dignement et foutre le bordel !", s'écrie Matt Bastard, le chanteur du groupe. Le volume augmente, le son est puissant, tout autant que les riffs de guitare. Le groupe fait tenir l'énergie d'un show complet en une heure de temps. Un condensé survitaminé !
Le festival ne désemplit pas. La bonne humeur est de mise d'autant que le temps est clément. La sélection de concerts s'annonce encore rude, d'autant qu'en plus des concerts, il y a également de nombreux autres événements, l'exposition "Sex In The City", l'amusant "Silent Disco" ou boîte silencieuse ou tout le monde porte un casque et ne danse pas forcément la même chanson... Un tour au Cesar Circus et une belle découverte, Success et son rock bien envoyé. Nul doute que le groupe accédera bientôt à des scènes plus imposantes.
Zebda transforme la scène "Paris" en petit Toulouse, leur ville d'origine. Le groupe joue bien sûr les morceaux de son dernier album, "Second Tour", mais ravit également avec certains titres plus vieux comme "Y'a pas d'arrangement". Ils n'oublient pas, comme tous les groupes d'ailleurs, de rendre hommage aux bénévoles qui font vivre le festival, mais aussi de faire un petit discours sur la force de la solidarité. Zebda n'oublie pas ses origines.
Changement d'ambiance pour Shantel, un groupe de funk-disco tzigane, à la manière de Caravan Palace. Le groupe a suffisamment de puissance à revendre pour que le public ne s'arrête pas de danser alors que les concerts précédents ont déjà bien épuisé les muscles. Cuivres, chants profonds, quand "Disko Partizani" arrive, c'est de la pure folie.
Une fois que l'électro furieuse de Bloody Beetroots a eu fini de résonner, Anthony Joseph et son funk ensoleillé ont continué à faire bouger. Ambiance africaine sous le chapiteau "Domino". Minuit passé mais la nuit ne fait que commencer. Le changement perpétuel d'atmosphères donne l'impression agréable de faire le tour du monde. Tout ça sans quitter l'hippodrome de Longchamp. Les cuivres font leur effet, tout autant que les solos endiablés. Une réplique groovy à Shaka Ponk en train d'enflammer la scène "Paris".
A partir d'une heure du matin, l'electro est de mise. Ça commence fort avec Nova Club et Elisa Do Brasil, histoire d'épuiser les quelques-uns (très nombreux !) encore en forme. La journée ne semble s'étirer considérablement, pour le meilleur sans le pire. Bella Ciao sera jouée, façon électro, pour la troisième fois de la journée. Il est tard mais personne ne part, tout le monde attend Kavinsky avec impatience. Le Dj se produit à trois heures sur la scène "Domino", prise d'assaut. Celle-ci est bien trop petite pour accueillir tous ceux qui sont tombés amoureux du film Drive et de sa magnifique bande originale. Kavinsky sait y faire, l'ambiance calme progressivement le jeu pour finir sur du lounge paisible. Bonne nuit Kavinsky !
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Article initialement publié sur : http://www.musicactu.com/actualite-musique/141333/solidays-2012-compte-rendu-du-deuxieme-jour/
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