The Pipettes - Earth Vs. The Pipettes

Oui, les Pipettes se rêvent dans un vaisseau. Mais comme le monde est quand même ce à quoi on se coltine chaque jour et chaque instant, il faut que la bête soit suffisamment bien conçue pour qu’elle ait la moindre chance de fonctionner, ne serait-ce que le temps d’un été pour les cigales, ou d’un hiver pour les ratons-laveurs…
Pour ce faire, l’équation est posée en des termes à la fois Phil Spector, Tamla Motown, et KLF (c’est post-moderne de se montrer en disant qu’on a conscience des enjeux !). Voilà pour le son, pour la mise en jeu/en scène, on sort les robes à paillettes pour les filles avec le make-up Mary Quant et pour les garçons, s’il vous plaît, on enfile vite fait un cardigan avec la permanente gominée qui assure le look sixties, l’âge d’or du danser sans contrainte ni peur du Sida (ou du chômage, ce qui revient au même au niveau de la peur... ). Les Pipettes ne sont pas les seuls à agir de la sorte, le label Italian Do It Better avec ses Chromatics joue dans la même catégorie. Frétillants, sautillants, indatables, les titres sont pour la plupart réussis, aidés en cela par un discours total space (Our Love Was Saved By Spacemen) et un petit coup de main des Martin Rushent à la production, des Buzzcocks et de Shirley Bassey, experte du son proposé… En route pour la Lune, et qu’importe à qui elle appartient : pop, pop, pop !















































